Les hôtels historiques du Marais
L’assassinat d’Henri IV
8, rue de la Ferronnerie (1er arr.)
C’est à la faveur d’une halte forcée devant l’actuel N° 8 rue de la Ferronnerie, large de quatre mètres à peine, encore rétrécie par les échoppes établies le long du mur de clôture du cimetière des Innocents que Ravaillac, suivant à pied le carrosse découvert du roi, saisit l’opportunité de frapper le huguenot converti. Au même endroit sera édifié, en 1669, l’un des premiers immeubles de rapport de Paris, long de 120 mètres. En 1786, furent percées en son milieu deux arcades permettant la communication entre la rue de la Ferronnerie et le marché aux légumes, installé sur l’emplacement de l’ancien cimetière des Innocents. Ce bâtiment n’a guère changé depuis le XVIIe siècle, sauf aux extrémités qui reçurent de nouvelles façades lorsque disparurent les charniers du cimetière.
Cour intérieure de l’Hôtel Donon, ___ Façades de la cour d’honneur
musée Cognacq-Jay ________________ de l’Hôtel de Lamoignon
8, Rue Elzévir (3e arr.) _________________ 24, Rue Pavée (4e arr.)
La cour Henri IV du musée Carnavalet
23, Rue de Sévigné (3e arr.)
Construit par Pierre Lescot dans un style Renaissance, et décoré par le sculpteur Jean Goujon, l’Hôtel Carnavalet abrite une perle dans sa cour d’honneur : le haut-relief équestre en bronze d’Henri IV, datant de 1834, qui remplaça le bas-relief en plâtre qui ornait le tympan(8) de la porte centrale de l’Hôtel de Ville depuis 1815 et le retour des Bourbons. Vestige de l’incendie de 1871, l’effigie porte les stigmates de sa tentative de destruction : impacts de balles et traces de leviers en fer utilisés par les Communards pour tenter d’arracher la statue de son support. Les traces de violence n’ont pas altéré le visage majestueux du souverain sculpté par Henri Lemaire qu’il coiffa des lauriers de la victoire.
Les Balades du patrimoine
Henri IV (13 décembre 1553 - 14 mai 1610)








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